5 idées reçues sur l’efficacité des soins bio

Cela fait déjà plusieurs années que les soins bio ont envahi le marché. Pourtant, certaines idées reçues persistent encore. On démêle le vrai du faux sur la cosmétique bio. Odeur peu engageante, mauvaise conservation, manque d’efficacité… Il est temps de rétablir la vérité sur les soins bio.

L’anti-âge bio est moins efficace

Faux. Pour confirmer leur efficacité, les formules subissent les mêmes tests cliniques, avec les mêmes protocoles, que toutes les marques, même les plus prestigieuses. L’anti-âge bio n’a rien à envier au conventionnel. Le pouvoir des végétaux est exceptionnel et nous n’en connaissons encore qu’une infime partie. De nouvelles découvertes dans les actifs biologiques sont régulièrement faites, notamment en ce qui concerne les soins anti-âge bio, et, aujourd’hui, des actifs biologiques de pointe sont utilisés dans la cosmétique certifiée. « Soumise à la fermentation, l’huile d’argan, par exemple, devient microbiotique et révèle de nouvelles propriétés très intéressantes, explique Didier Thevenin, Brand Advocate chez Melvita. Vingt fois plus riche en acides gras libres, elle est ainsi capable de relancer la synthèse d’un collagène également protégé ».

Les solaires bio nous donne mauvaise mine et sont moins protecteurs

Vrai & faux. La mine de Pierrot était de mise il y a une dizaine d’années chez les solaires bio. Aujourd’hui, les textures, plus fines, se travaillent plus facilement. Les solaires bio restent un vrai challenge car, même en version micronisée, les filtres minéraux pour réfléchir les rayons solaires stagnent à la surface de la peau – contrairement aux filtres synthétiques – et se remarquent plus. Question efficacité, les solaires bio sont aussi efficaces que les solaires conventionnels. Ils subissent, avant leur mise sur le marché, les mêmes contrôles et les mêmes exigences réglementaires européennes. 

Les produits bio sentent mauvais

Faux. Les premiers soins biologiques avaient, effectivement, un sillage olfactif très singulier et végétal. Il faut dire que, dans la parfumerie classique, un nez dispose de près de 5000 notes, alors que la parfumerie naturelle en compte dix fois moins. Il y a donc moins de possibilités et de combinaisons. Aujourd’hui, même si les parfums synthétiques ne sont pas autorisés, la parfumerie bio a beaucoup progressé. La biotechnologie permet de capter des molécules olfactives autrement que par la distillation. Les bases parfumées n’en restent pas moins classiques : fleuries (fleur d’oranger, rose…), solaires, aromatiques, hespéridées (agrumes)… 

La texture d’un cosmétique bio est moins sensorielle

Faux. La texture des cosmétiques bio peut être sensorielle. Tout dépend des marques, mais, en général, les textures ont considérablement évolué. « À l’heure actuelle, on est tout à fait capable de mettre au point une galénique bio comparable au toucher soyeux d’une texture siliconée, grâce à un cocktail d’ingrédients naturels (cires végétales et d’abeille, huiles…), qui offriront le même plaisir d’application, mais sans ses inconvénients », explique Didier Thevenin.

Les cosmétiques bio se conservent moins bien

Vrai & faux. La liste des conservateurs autorisés dans la cosmétique biologique est différente et, surtout, restreinte. Certains produits bio auront une durée de vie plus courte que la durée de conservation des cosmétiques dans le conventionnel, car ils sont faits avec des produits « frais », des végétaux et non des produits de synthèse ou inertes. Mais le temps de conservation des cosmétiques bio est aujourd’hui très honorable, avec une moyenne de 6 à 12 mois après ouverture pour une crème de jour. Respecter ces PAO (péremption après ouverture), symbolisées par un pot de crème et un chiffre à l’intérieur, évite aussi de contaminer les soins qui restent (trop) longtemps dans une salle de bains chaude et humide. 

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