Quelques astuces pour ne pas perdre ses cheveux à l’arrivée de l’automne

Perdre ses cheveux automne

Nous faisons souvent le même constat à chaque rentrée: je perds plus de cheveux que d’habitude et je ne sais pas pourquoi. Le Dr Henry Pawin, dermatologue, répond simplement: «On perd tous des cheveux, c’est banal et normal. Par ailleurs, la chute de cheveux temporaire est plus fréquente à l’automne et au printemps». Le Dr Isabelle Gallay, dermatologue à Dijon et vice-présidente du Syndicat national de dermatologie-vénérologie ajoute que « les femmes sujettes à la chute de cheveux constatent que c’est très souvent à l’automne que ça se produit. Il y a une fatigue des cheveux pendant l’été avec les expositions solaires, les bains de mer, on les lave plus fréquemment. Par ailleurs, le stress et la fatigue peuvent favoriser la chute de cheveux ».

Que faire pour freiner la chute des cheveux ?

Il y a les gestes classiques : éviter les chignons trop tirés, se démêler les cheveux en douceur et une seule fois par jour, se protéger du soleil l’été. Quand il s’agit de les laver, vous pouvez utiliser un démêlant ou un soin et espacer les shampoings. Vous pouvez aussi chercher une brosse adaptée à votre chevelure : douce avec des poils de sanglier si vos cheveux sont fins et cassants. Concernant les méthodes naturelles, nos spécialistes ne sont pas amateurs de l’huile de ricin souvent conseillée dans les magazines. « L’huile de ricin, ça peut donner des comédons (petits boutons de sébum) sous la peau, car comme toutes les huiles végétales, elle bouche les pores, prévient le Dr Isabelle Gallay. Moi je ne conseille pas ».

Doit-on s’inquiéter ?

Ici, la réponses des médecins est nuancée. «Si les chutes de cheveux reviennent régulièrement, si on perd plus de 80 cheveux par jour, il faut consulter, insiste Isabelle Gallay. Les patients disent qu’ils perdent leurs cheveux, mais en réalité c’est plutôt que les cheveux deviennent plus fins.» Toutefois, «il faut bien différencier la chute de cheveux régulière, sur plus de six mois, d’un phénomène temporaire » explique le Dr Pawin.

Ce dernier poursuit «on va chercher à savoir s’il y a une maladie, un traitement, une infection, on a par exemple vu beaucoup de chutes de cheveux après le Covid-19. Si à l’interrogatoire, on ne trouve pas de cause, on va faire un bilan sanguin. Pour rechercher le fer, très important, car il oxygène les cellules. Or les cellules capillaires ont un métabolisme intense, elles ont donc besoin d’être très oxygénées. On va également vérifier qu’il n’y a pas de carence en vitamines A, B, D. Enfin, l’examen du crâne peut révéler des inflammations locales du cuir chevelu, une prolifération de champignons, des poux».

Y a-t-il des traitements ?

Le Dr Pawin conseille des compliments alimentaires. Selon lui, il y a parfois des résultats. «Une cure de trois mois de magnésium peut être très utile notamment dans les alopécies hormonales » ajoute le Dr Gallay. De même, les vitamines du groupe B ( à condition qu’elles contiennent au moins 7,5 microgrammes de microgrammes de vitamine B8 pour 100 g ), le zinc, le fer se retrouvent souvent dans les pilules proposées pour enrayer la chute de cheveux. 

Toutefois, si la chute de cheveux persiste plus de six mois alors «le seul traitement qui me semble efficace, c’est le minoxidil, un médicament sous forme de lotion qu’il faut appliquer matin et soir à vie!», suggère Henry Pawin. Attention tout de même, les traitements les plus dosés sont réservés aux hommes car ils peuvent provoquer une hausse de la pilosité.

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