Cinq astuces pour limiter les frais quand on utilise sa carte bancaire à l’étranger

Utiliser sa carte bancaire à l'étranger

Nous parlons ici essentiellement des retraits d’espèces par carte bancaire mais aussi des paiements hors zone euro qui sont facturés. Tant que vous restez à l’intérieur de la zone euro, a priori, vous n’aurez pas de mauvaises surprises sauf dans de rares cas. Par exemple, en Espagne, c’est la banque chez qui vous retirez de l’argent qui peut prendre une commission. En dehors de la zone euro, qu’il s’agisse d’un retrait ou d’un paiement chez un commerçant, votre banque va prélever une commission fixe ainsi qu’un pourcentage du montant retiré ou dépensé. Toutefois, vous trouverez ici quelques conseils pour limiter les frais.

1. Vérifier si votre banque ne propose pas de forfait voyage

Si vous voyagez souvent, vous avez peut-être intérêt à souscrire l’option « voyage à l’étranger » proposée par certaines banques. Basile Duval, responsable des contenus du comparateur en ligne Panorabanques, explique que «cela consiste à régler un abonnement supplémentaire pour bénéficier de paiements et/ou de retraits illimités. Mais il faut faire un calcul pour évaluer la rentabilité de cette formule, d’autant que son coût varie fortement selon les établissements». Si vous en avez la possibilité, sachez que ces frais bancaires peuvent être évités si vous choisissez une carte très haut de gamme, noire ou platinum.

2. Privilégier les paiements aux retraits

«D’une manière générale, pour un même montant en devises, les frais d’un paiement par carte sont moins élevés que ceux d’un retrait dans un distributeur». Par exemple, régler une addition de 100 € au restaurant par carte vous coûtera, hors frais de change (variables en fonction des banques), 2,50 € (2,5 %), contre 5,50 € pour un retrait de ce montant (3 € + 2,5 %). Mieux vaut donc régler vos achats directement avec votre carte plutôt qu’en espèces. Ce qui n’est pas toujours possible dans des zones ou des pays un peu reculés. Vous ne pourrez sans doute pas faire l’économie d’au moins un retrait au distributeur. Dans ce cas, mieux vaut retirer en une seule fois une grosse somme plutôt que plusieurs petits montants, qui seront pénalisés par des frais fixes élevés.

3. Bien connaître les tarifs pratiqués par sa banque

Basile Duval insiste : « Renseignez-vous sur les frais facturés par votre banque pour les achats et les retraits avant de partir. Ils sont toujours précisés sur la plaquette tarifaire accessible sur le site de l’établissement. Attention, certains d’entre eux peuvent changer le 1er juillet ». Il faut savoir que les frais de retrait et de paiement hors zone euro varient selon votre banque et le type du package ou de carte de paiement que vous avez souscrit (classique, haut de gamme ou très haut de gamme). 

4. L’avantage d’une banque en ligne

Il faut savoir que les néobanques mettent l’accent sur l’étranger pour attirer une clientèle jeune qui voyage plus facilement. Chez Revolut, par exemple, les paiements sont gratuits et les retraits sans frais (jusqu’à 200 € par mois pour les offres Standard ou Plus), puis facturés 2 % au-delà. La gratuité est aussi de mise chez Ma French Bank (La Banque postale). Dans le cas où vous êtes client d’une banque mobile, sachez que les frais de paiement à l’étranger sont moins élevés ou n’existent pas. Ainsi, chez Fortuneo, les paiements et les retraits sont totalement gratuits, quelle que soit la carte. Chez Boursorama, seuls les retraits sont payants (1,69 %) à partir du deuxième retrait (offre Welcome) ou dès le quatrième (offre Ultim).

5. Utiliser la devise locale

Vous devez être informé que dans les pays hors zone euro, vous allez payer des frais pour la conversion dans la monnaie nationale lorsque vous utilisez votre carte. Certains commerçants peuvent d’ailleurs vous proposer de régler votre achat en monnaie locale ou en euro. Que faut-il choisir ? « Aucune hésitation, payez en monnaie locale. Car si vous réglez en euro, les banques appliqueront un taux de change qui n’est pas du tout en votre faveur, entre 5 et 10 % plus élevé », avertit Basile Duval.

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