Nos conseils pour avoir de belles roses dans votre jardin

Envie de voir de belles roses s’épanouir au jardin? Zoom sur les variétés les plus robustes et conseils de jardinage. Des fleurs simples, des bouquets de petits pompons, de grandes coupes froufroutantes… Oui, mais où trouver les variétés les plus robustes et quels gestes adopter pour les voir s’épanouir en beauté? 

Les secrets d’une belle floraison de roses

Nul besoin d’être aux petits soins tout l’été : planté dans une bonne terre (donc qui sera nourrissante), au bon endroit (on évite le plein cagnard, l’ombre et les courants d’air froids), le rosier a toutes les chances d’être en pleine forme ! On le choisit avec au moins trois branches solides qui partent de la base (pas de brindilles malingres) et un feuillage sain (pas de tache ni de pustule). En cette période, on ne parle plus de plantation à racines nues (c’est de novembre à mars uniquement). On trouve le rosier en grand conteneur, en végétation et souvent en fleur. On peut le garder tel quel, mais il est préférable de l’installer rapidement dans un pot plus grand ou de le planter directement en pleine terre. On garde la totalité de la motte, que l’on arrose généreusement avant transplantation dans une terre consistante mais bien drainée : on évite le terreau léger et l’eau stagnante au fond du pot. Attention, on n’enterre pas le point de greffe (bourrelet entre les racines et les tiges). Le rosier redoute un sol trop calcaire, mais il suffit de le signaler au pépiniériste qui trouvera la solution avec un porte-greffe adapté. Côté arrosage, durant le premier été, il vaut mieux arroser une fois par semaine, au pied et en profondeur qu’avec un goutte-à-goutte continu mais superficiel, car les racines des rosiers préfèrent aller chercher l’eau en profondeur. 

Quels rosiers sont les plus résistants ?

Si les rosiers aiment le soleil, peu apprécient les grosses chaleurs, à part ‘Général Schablikine’, un méditerranéen (1 m) aux fleurs rose vif jusqu’à l’automne, ‘Sénateur Lafolette’, une liane (6 m) aux roses saumon ébouriffées, et ‘Tapis persan’, un couvre-sol aux fleurs rouges à cœur blanc. Pour la mi-ombre, parmi les remontants, ‘Blush Noisette’ (1,50 m), aux fleurs semi-doubles rose pâle, prend de l’ampleur s’il est palissé, comme ‘Jacques Cartier’ et ‘Buff Beauty’. ‘Graham Thomas’ est une valeur sûre parmi les roses jaunes. Côté grimpants très vigoureux, ‘Francis Lester’, ‘Paul’s Himalayan Musk’, ‘Kifstgate’ ou ‘Rambling Rector’ sont sans souci. ‘Nature sauvage’ (3,50 m), aux grandes églantines roses, se plaît même à l’ombre. Parmi les non-remontants, mais couverts de fleurs en juin, ‘Albertine’, avec ses roses nacrées, et ‘Cardinal de Richelieu’, aux fleurs pourpres, sont les stars de la mi-ombre. En bord de mer, floraison garantie avec Rosa rugosa et ses variétés ‘Blanc Double de Coubert’, ‘F.J Grootendorst’ ou ‘Hensa’, aux roses semi-doubles très parfumées. Les plus gourmands (ceux qui ont énormément fleuri toute la saison) apprécieront un apport d’engrais en cours d’été, surtout s’ils sont en pot. On récupère le marc de café, riche en nutriments, que l’on incorpore à la terre en grattant avec une fourchette. 

Comment bien tailler ses rosiers ?

Entre les timides qui n’osent pas user du sécateur bien affûté (l’outil de base) et les adeptes d’une traditionnelle taille de printemps assez sévère, que faire ? Pour rappel, tailler un rosier consiste à le rabattre en mars, en ne laissant que 3 à 5 branches vigoureuses, taillées à 3 ou 5 yeux (les bourgeons), pour favoriser la vigueur et les fleurs. Pas de panique : c’est trop tard en cette période et ce n’est pas indispensable. Avec les rosiers couvre-sols ou paysagers, on oublie même la taille. Leurs branches souples se palissent ou s’accrochent seules aux arbustes alentour. C’est le cas des ‘Décorosiers’ qui déclinent toutes les couleurs (jaune, rouge, blanc, rose), des robustes ‘Ballerina’, ‘Lavender Dream’, ‘Tapis volant’ ou ‘The Fairy’. S’ils deviennent trop exubérants, on les taille en un passage de taille-haie. 

  •  Faut-il couper les fleurs fanées ? En théorie, oui, après la première vague de fleurs en juin, pour favoriser de nouvelles roses si la variété est remontante. Mais on peut s’en passer chez la plupart. Et ça permet de laisser les fruits décoratifs se former. 
  •  Choisir un rosier remontant ou pas ? Un rosier remontant présente une seconde floraison, souvent dès septembre et jusqu’aux gelées. Certains pousseront la générosité jusqu’à fleurir sans discontinuer de juin à octobre. À ne pas confondre avec un rosier grimpant, qui lui se contente de grimper. Mais on peut choisir un rosier à la fois grimpant et remontant, pour couvrir un mur de fleurs de juin jusqu’aux gelées… 

Comment prévenir les maladies des rosiers?

Mieux vaut prévenir que guérir ! On surveille les premiers symptômes de maladies qui, à terme, affaiblissent le rosier : l’oïdium, qui couvre les tiges d’une poudre blanche ; la maladie des taches noires sur les feuilles ; la rouille, qui forme des petites pustules. Pour fortifier le rosier, on pulvérise du purin d’ortie tous les mois (1 l pour 10 l d’eau). On l’achète tout fait ou on le fait soi-même avec des orties fraîches : on laisse macérer 1 kg de feuilles hachées dans 10 l d’eau, dans un seau non métallique recouvert d’un linge humide, en plein air, à l’ombre. Il faut remuer tous les jours, jusqu’à ce que la mousse disparaisse. On filtre et on stocke ce purin dans des bidons opaques, fermés. Si les symptômes se confirment, on passe au purin d’ail : on met 3 gousses d’ail dans 1 l d’eau jusqu’aux premiers bouillons. Hors du feu, on laisse infuser 12 h, puis on filtre et on vaporise dans les 48 h sur les feuilles et sur la terre au pied. 

Côté insectes, on se méfie des pucerons, mais on compte sur les oiseaux, coccinelles et autres prédateurs pour limiter leur population. En cas d’infestation, on tente le jet d’eau froide, en fin de journée, car les pucerons résistent mal au choc thermique. Ou on pulvérise une solution de savon noir ou de Marseille (150 g dilués dans 1 l d’eau tiède). Ou du purin de prêle, à la fois fongicide et insecticide : on l’achète en jardinerie, prêt à l’emploi. Un autre allié, répulsif anti-pucerons, à la fois beau et bon : la ciboulette à planter au pied des rosiers.

Roses ‘ballerina’

‘Ballerina’ est un petit arbuste (1 m en tous sens) vraiment sans souci, de bonne vigueur et ne nécessitant pas de taille. Très généreux, il se couvre de juin à octobre de bouquets de fleurs simples roses à cœur blanc. 

Exposition plein soleil ou mi-ombre mi-soleil, arrosage moyen.

Roses ‘iceberg’

‘Iceberg’ mérite son autre nom de ‘Fée des neiges’, avec sa multitude de fleurs blanches en bouquets de juin jusqu’aux gelées. C’est un arbuste (1,50 m) très rustique, valeur sûre des roses blanches. 

Exposition plein soleil, arrosage moyen.

Roses ‘sourire d’antan’

‘Sourire d’Antan’ est un petit rosier (0,70 m) très généreux au port retombant, qui peut aussi se palisser. De juin à octobre, ses branches souples se recouvrent de petits pompons rose vif groupés en grandes grappes. 

Exposition plein soleil, arrosage moyen.

Roses ‘sourire d’orchidée’

‘Sourire d’orchidée’ peut former un grand arbuste ou être palissé comme un petit grimpant (2 m maxi). Il se couvre d’une multitude de petites fleurs simples, rose pâle nacré, dès juin et jusqu’aux gelées. 

Exposition plein soleil ou mi-ombre mi-soleil, arrosage moyen.

Rose ‘lavender dream’

‘Lavender Dream’ forme un élégant couvre-sol (1,20 m en tous sens), très résistant et adapté à tous les climats. Ses nombreuses petites roses simples aux reflets lilas éclosent en juin, puis en août-septembre. 

Exposition plein soleil ou mi-ombre mi-soleil, arrosage moyen.

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