Comment «dépolluer» son assiette?

dépolluer son assiette

Vous l’aurez compris, on parle ici d’adopter les bons réflexes pour réduire son exposition aux composés suspects. Ceci pour éviter d’avaler, littéralement, des matières qui nuisent profondément à notre santé.

1. Attention aux emballages

Le Dr Laurent Chevallier, médecin nutritionniste, conseille fortement d’éviter «les boîtes de conserve (surtout hors Union européenne), les barquettes en polystyrène et les plastiques, même si les taux de migration du contenant vers le contenu sont contrôlés, insiste le nutritionniste. On préfère le verre, voire, pour les cartons, des revêtements intérieurs en polyéthylène neutre.» De plus, on veillera à ne pas réchauffer les aliments dans des barquettes en plastique.

2. Haro sur les additifs

Le Dr Chevallier indique que «tous ne sont pas néfastes, mais on évite les produits qui en contiennent plus de deux ou trois, en écartant d’emblée les substances inconnues.» D’une manière générale, il vaut mieux limiter les produits ultratransformés.

3. Différencier le bon gras et le mauvaise

Le nutritionniste poursuit: «De nombreux polluants, dioxines, PCB (polychlorobiphényles), métaux lourds…, se concentrent dans les graisses. On privilégie donc les viandes et les charcuteries maigres (jambon à l’os dégraissé, filet mignon de porc, rumsteck, steak haché à 5 % de matières grasses…). Côté poissons, on consomme deux portions par semaine, dont une fois du poisson gras, maquereau, sardine, saumon, etc., en variant les espèces et les lieux d’approvisionnement. Pour les petits poissons, mieux vaut privilégier les filets que les poissons entiers, parce que des microplastiques peuvent être stockés dans les intestins.»

4. Dans la mesure du possible, on achètera «bio»

«Le label AB (agriculture biologique) reste la référence, insiste le Dr Laurent Chevallier, car il proscrit les OGM, un grand nombre de pesticides et d’engrais chimiques, et limite le recours aux antibiotiques. Il faut se méfier, cependant, de mouvements récents, tels que Pour une agriculture du vivant ou Zéro résidu de pesticides, qui n’offrent pas les mêmes garanties.»

5. Cuisiner autrement avec d’autres matériaux

On évitera les poêles et les casseroles antiadhésives même si, oui, elles sont très pratiques ! Il vaut mieux se diriger vers des ustensiles en inox (même avec une couche d’aluminium en dessous pour répartir la chaleur), en fonte émaillée et en céramique. Pour éviter la formation de composés toxiques, on favorise les cuissons douces (vapeur, étouffée, papillotes…) ou on poêle avec un peu de matière grasse.

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