Eczéma: ce qu’il ne faut surtout pas faire pour éviter que ça n’empire!

S’il existe différentes formes, il est habituellement entrecoupé de périodes de rémission plus ou moins longues. La maladie peut disparaître pendant quelques semaines, des mois ou même des années. Toutefois, l’hiver est la saison la plus propice aux récidives. L’air froid et sec, qui contient très peu d’humidité, extrait littéralement l’eau contenue dans les pores de la peau. Le chauffage des maisons accentue l’assèchement. Un stress physique ou émotionnel, de même qu’une maladie (système immunitaire affaibli), peuvent être des facteurs aggravant l’eczéma ou même déclencheurs dans certains cas.

1. On évite les soins «maison»

Le geste le plus efficace pour limiter l’envie de se gratter et la sensation de brûlure est l’utilisation d’un émollient au quotidien. On ne mise pas sur les crèmes «fait maison» car, si elles peuvent être hydratantes, elles ne sont pas toujours bien conservées et potentiellement sources de surinfection sur une peau déjà lésée. On évite absolument aussi sur les huiles essentielles, fortement allergisantes. Dans le cas où il s’agit de traiter une maladie, il est fortement conseillé de se référer à son médecin ou son pharmacien et de trouver le traitement adéquat.

2. L’exposition au soleil peut-elle me soulager?

Il arrive souvent qu’on constate qu’on a moins d’eczéma pendant les vacances d’été. C’est grâce au soleil dont les rayons réduisent l’inflammation chez certains malades. Mais, de là à s’exposer aux UV pour lutter contre l’eczéma, c’est une très mauvaise idée. Il n’est pas question non plus d’oublier la crème solaire à la plage ou de faire des séances de bronzage en cabine au cours de l’année. Les UV artificiels, tout comme les UV naturels d’ailleurs, augmentent drastiquement le risque de cancer de la peau. Dans certains cas, pour combattre le prurit, les dermatologues peuvent conseiller des séances de photothérapie mais elles seront encadrées par un médecin et réalisées avec des appareils spécifiques.

3. Contrairement aux idées reçues, non, on n’utilisera pas de glace pour se soulager

Le Dr Delphine Kerob, dermatologue, explique «qu’un changement brutal de température agresse les cellules cutanées déjà fragilisées et entrave le fonctionnement de la barrière lipidique. L’eau retenue jusqu’alors dans la peau s’évapore et, parallèlement, les allergènes y pénètrent plus facilement». Pour un coup de frais, mieux vaut envelopper la glace dans un linge propre et laisser poser maximum 5 minutes, ou bien pulvériser à 30 centimètres de la peau de l’eau thermale préalablement rafraîchie au réfrigérateur.

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