Nos solutions naturelles contre le mal des transports

Solution mal des transports

Le mal des transports, ou cinétose de son nom savant, provient d’une différence entre ce que l’œil perçoit et les informations transmises au cerveau par le vestibule, un organe situé dans l’oreille interne et responsable de l’équilibre. En effet, l’œil perçoit un mouvement, celui du véhicule, alors que le vestibule ne ressent pas de déplacement, le corps étant immobile. D’où une perte de repères pour le cerveau, en particulier sur une route avec des virages ou en cas de roulis (mal de mer ou de l’air). Pas de panique ! Ce désagrément peut être évité sans forcément recourir à l’artillerie chimique.

Les bons remèdes naturels :

1 – Le gingembre

Son usage est reconnu par l’OMS pour soulager les nausées et vomissements liés au mal des transports. Et pour cause : de nombreuses études ont démontré son efficacité. Il peut se prendre en tisane : 5 cm de gingembre frais, épluché et haché dans un litre d’eau ; laisser bouillir 15 minutes et infuser hors du feu encore 15 minutes. A boire avant le départ ou à emmener dans une thermos (à partir de 6 ans). Penser aussi aux petits carrés de gingembre confit (en vrac en grandes surfaces) à grignoter durant le trajet.

2 – L’huile essentielle de menthe poivrée

Anti-spasmodique, l’huile essentielle (HE) de menthe poivrée calme les hauts de cœur : 1 goutte sur la langue ou appliquée pure sur le cou. En cas de contre-indications (enfants de moins de 8 ans, femmes enceintes et allaitantes), l’HE de citron offre une alternative efficace. A respirer directement au-dessus du flacon débouché ou une goutte ingérée sur un morceau de sucre pour les plus de 6 ans.

3 – L’homéopathie

Cocculus Indicus – une plante asiatique – est la souche de référence contre le mal des transports : 5 granules en 5CH avant le départ, à renouveler si des symptômes apparaissent et aussi longtemps qu’ils durent. Autre possibilité, le médicament Cocculine qui ajoute à Cocculus 3 autres composants (nux vomica, tabacum et petroleum), à laisser lui aussi fondre sous la langue.

4 – L’acupression

Contre les vertiges, la médecine chinoise stimule un point du méridien « maître cœur » situé à l’intérieur du poignet, entre les deux tendons, deux pouces au-dessus du pli qui le sépare de la main. Masser ce point aide à dissiper un malaise débutant. On trouve aussi en pharmacie et parapharmacie des bracelets anti-nausées reposant sur le même principe, en version adulte ou enfant. A tester !

5 – Les bourgeons de figuier

Le macérat de bourgeons de figuier est aussi un bon allié contre le mal des transports : 2 gouttes dans un verre d’eau le matin à partir de 3 ans, 5 gouttes à partir de 5 ans. Même dose jusqu’à 3 fois par jour pour les adultes.

Les bons réflexes:

1 – Respirer l’air frais

Aérez le véhicule et restez autant que possible sur le pont en bateau, quitte à bien se couvrir. Également, encourager les enfants à chanter à tue-tête quand ils commencent à se sentir mal en voiture leur permet de s’oxygéner à fond (et d’oublier leurs malheurs).

2 – Partir le ventre (un peu) plein

Contrairement à une idée répandue, il n’est pas conseillé de partir le ventre vide. Car cela crée des spasmes au niveau de l’estomac qui favorisent les nausées. Mais il ne s’agit pas non plus de trop manger, ou d’avaler des mets lourds et gras. On peut prévoir quelques fruits secs ou quartiers de pomme en en-cas pour le trajet.

3 – Boire de l’eau

Boire de l’alcool avant de partir est fortement déconseillé (et pas seulement pour la sécurité routière !). En revanche, il est important de boire régulièrement de l’eau ou des tisanes, car la déshydratation favorise le mal des transports.

4 – Voyager dans le bon sens

La position occupée durant le trajet joue un rôle. Mieux vaut être assis (voire allongé) plutôt que debout. En voiture, les personnes facilement malades ont intérêt à pencher le haut du corps dans le sens des virages (comme sur une moto) et à se placer à l’avant. En train, en avion ou en bateau, il est préférable de réserver une place vers le milieu (on y est moins secoué) et dans le sens de la marche.

5 – Éviter de lire

La lecture pendant le voyage suffirait à rendre malade même les plus résistants aux nausées. La précaution vaut aussi pour toute autre occupation amenant à garder la tête baissée telle que regarder des photos ou son smartphone. Les marins conseillent d’ailleurs de garder l’œil fixé sur l’horizon.

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