Pouvoir d’achat: voici comment épargner malgré l’inflation!

Plus que jamais, le pouvoir d’achat est au centre des préoccupations des Français! En pleine inflation, ce n’est pas toujours évident de joindre les deux bouts. On vous donne quelques astuces pour économiser.

Quel lien existe-t-il entre l’inflation et le pouvoir d’achat?

Après deux ans de pandémie, nous voici au cœur d’une crise économique sans précédent. Juste avant d’élire le futur Président, nous avons écouté avec attention les programmes des uns et des autres. Alors que Vladmir Poutine venait d’envahir l’Ukraine, ils laissaient tous entendre que le conflit aura des conséquences sur notre quotidien. Et ils ne croyaient pas si bien dire. Inflation qui pulvérise des records, pouvoir d’achat en chute libre, pénurie de carburant ou d’aliments ne sont que la pointe visible de l’iceberg. Dès lors, comment boucler ces fins de mois difficiles? Va-t-on pouvoir mettre un peu d’argent de côté en prévision des prochains coups durs? Autant de questions auxquelles on a peut-être la réponse. Grâce à l’expertise de nombreux spécialistes, plusieurs pistes apparaissent.

Olivia Egger n’a pas l’habitude de prendre des pincettes. Aussi, elle déclare à nos confrères qu’autant que possible, «il faut continuer» à mettre de côté. Ceux qui craignent l’inflation ont raison mais cela ne doit pas devenir une fin en soi. Rappelant la chute inexorable «du pouvoir d’achat», elle nous invite à « épargner en diversifiant. » Comment faire pour passer de la théorie à la pratique quand on est à découvert presque immédiatement après le paiement de son loyer ou le remboursement du crédit immobilier?

Karl Toussaint a l’habitude d’échanger autour du placement puisqu’il a récemment co-créé une plateforme dédiée. Il tient à nous rappeler que cette « stratégie doit être là pour contrebalancer l’inflation. » En sollicitant des professionnels, on devrait arriver à dénicher quelques-uns qui « génèrent a minima [ces fameux] 5 % » tant redoutés. Dit comme ça, ça a l’air tellement simple. Pourtant, se jeter à l’eau est si compliqué.

Pour Stellane Cohen, disposer d’un fond en euros est à bannir. Le fait qu’ils soient en accès libre, ce qu’on appelle dans le jargon bancaire «en retrait» , n’est pas un avantage. Aussi, elle constate qu’ils « perdent de l’importance du fait de la baisse des rendements ». Avec cet argument, on perçoit votre détresse derrière l’écran. Rassurez-vous, dans les paragraphes suivants, notre équipe propose des antidotes pour contrecarrer l’inflation.

L’immobilier, une piste à explorer

Si Stéphane Plaza était là, il validerait sans doute la théorie d’Eric Mota. Aux yeux de ce dernier, l’investissement dans la pierre est à explorer. « L’immobilier permet aujourd’hui d’obtenir des rendements très intéressants, entre 2 % et 4 %. » Certes, basée à Toulouse, son entreprise ne subit pas les fluctuations de l’inflation. Ce n’est pas comme dans la capitale où les prix flambent au point que les propriétaires et les locataires n’arrivent plus à trouver un terrain d’entente.

En attendant cet argument, Olivia Egger réagit avec perte et fracas. Si vous souhaitez réaliser une bonne opération, les locations meublées ont le vent en poupe. Celles qu’on surnomme LMNP (location meublée non-professionnelle) demeurent « une autre manière de lutter contre la crise et ça génère une baisse des dépenses par le biais de la défiscalisation Enfin, elle titille notre curiosité en précisant aux fragilisés par l’inflation que «les placements immobiliers ont l’avantage d’être décorrélés des marchés financiers».

QUID de l’épargne par abonnement

Depuis que l’inflation rôde dans l’hexagone, les chaines d’information en continu font toujours des reportages à ce sujet. Aussi, il convient d’aborder les tenants et les aboutissants de l’épargne par abonnement. Le principe est simple puisqu’il suffit de mettre  « mensuellement le montant que l’on peut investir, et ce, quel que soit le produit. » Cette fois, pas question de braquer « les marchés financiers » ! Le point fort de cette technique est justement de «lisser». Lors de votre prochain rendez-vous avec votre banquier, n’hésitez pas à aborder l’éventualité d’ouvrir un compte tel que « l’assurance-vie, PER et PEA. »

L’or, l’inflation et le pouvoir d’achat font-ils bon ménage?

Redonnons la parole à Karl Toussaint un instant. Des étoiles dans les yeux, il précise qu’en « période d’inflation, il est judicieux de détenir 5 % à 15 % de son épargne avec de l’or et des métaux précieux ». Son prochain argument ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd. Ce genre de matière a  « historiquement toujours constituer des réserves. » Même si elle a été très fluctuante ces dernières années, aujourd’hui, le prix de l’once est quasi stable. Il s’échelonne autour des 1 800-1 900 dollars. D’ici l’horizon 2023, il prévoit que le tarif fera un bon de «25%».

Le mot de la fin revient à Stellane Cohen. Or, elle ne va pas exposer l’une de ses théories mais s’appuyer sur une prévision d’Euro Croissance. Visiblement, l’or se «surperforme par rapport aux fonds traditionnels. Il rapporte plus de 3 % quand les autres sont, en moyenne, autour de 1,10 % et 1,20 %. » Analysé de cette manière, le stress de l’inflation s’estompe.

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