Revendre ses billets de train? La SNCF y travaille!

Vous pourrez bientôt revendre vos billets de train Ouigo!

Si le train affiche complet d’ici quelques semaines, les places pourront être remises à la disposition d’autres voyageurs grâce à une liste d’attente. Les revendeurs peuvent récupérer 80% de la valeur du billet.

Les habitués du Ouigo connaissent bien cette situation : en cas d’empêchement, impossible de reporter ou d’annuler son voyage. Contrairement aux billets de TGV inOui ou d’Intercités, ceux de Ouigo ne sont en effet ni échangeables, ni remboursables. Une politique commerciale rigide propre aux compagnies low-cost, dans le transport ferroviaire comme dans l’aérien. Résultat, si un imprévu vous empêche de partir, le billet est perdu.

Acceptable si vous l’avez payé 20 €, mais plus problématique si vous avez déboursé une centaine d’euros, comme c’est souvent le cas en période de grands départs… Il existe bien une astuce que les habitués du Ouigo se refilent sur les groupes Facebook : revendre son billet à un autre passager en modifiant simplement le nom de la réservation pour 10 €. Mais toute la difficulté est de trouver une personne qui doit voyager à la même heure et le même jour… Bonne nouvelle, les voyageurs pourront bientôt revendre leur billet à d’autres clients si leur train affiche complet. La filiale à bas coûts de la SNCF, qui s’est associée avec la jeune entreprise Fairlyne, prévoit la mise en place de ce dispositif «dans quelques jours» pour une durée de cinq mois.

Concrètement, si vous ne pouvez plus voyager, vous pourrez remettre votre place à la disposition d’un autre voyageur. Si elle trouve preneur, vous récupérez 80 % du prix du billet, tandis que l’acheteur le paie au prix normal. À l’inverse, les personnes qui voudront emprunter un Ouigo affiché «complet» pourront s’inscrire sans engagement sur une liste d’attente. Ainsi, dès qu’un client cède sa place, les potentiels acheteurs sont prévenus.

Avec ce service, le service commercial ferroviaire à bas coûts lancé par la SNCF souhaite «optimiser le taux d’occupation dans un contexte de no show important». Un passager sur dix ne monterait pas dans le train qu’il a réservé. Une pratique qui pénalise d’autres voyageurs qui, faute de trouver un train disponible, restent à quai. Or 20 % des Ouigo circulent en étant complets, un taux qui grimpe jusqu’à 40 % pendant les vacances d’été.

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