On vous explique pourquoi on est fatigués au retour des vacances

fatigué au retour des vacances

Tandis que certains traversent la rentrée avec facilité, d’autres la vivent dans une grande fatigue, un épuisement qui nous laissent dans un état pire qu’avant le départ. Alors, comment expliquer un tel état de fatigue alors que l’on rentre tout juste de congés, période privilégiée s’il y en est , pour récupérer d’une année de dur labeur ?

La chronobiologie en question

Dans l’absolu, certaines personnes sont plus affectées que d’autres par ce retour à la réalité. La psychiatre Sylvie Royant-Parola, présidente du Réseau Morphée, constate que « selon notre chronotype, inscrit dans nos gènes, nous avons tous des horaires de sommeil privilégiés. Ceux qui ont pour habitude de se coucher très tard, après 1 heure du matin, subiront davantage le réveil aux aurores ».

Les vacanciers en provenance de l’étranger accusent eux aussi le coup. Le Dr Sylvie Royant-Parola précise que «lorsque l’on passe d’un fuseau horaire à l’autre, on désynchronise son horloge interne, dont l’une des fonctions est de permettre au corps d’alterner entre des périodes d’activité et de repos, du lever au coucher du soleil». Et plus le trajet du retour est long, plus la transition à l’arrivée demandera du temps pour amortir les méfaits de ce décalage horaire. C’est particulièrement vrai lorsque l’on voyage d’un fuseau horaire Est à un fuseau horaire Ouest, précise le chronobiologiste Damien Davenne, car il est plus facile de retarder le coucher que de l’avancer.

Le changement brutal d’emploi du temps

Avec la reprise du travail, notre corps doit se réadapter à un emploi du temps bien différent de celui de l’été (le réveil va sonner à 6h00!). «Ce changement est perturbant car il induit une désynchronisation des rythmes biologiques, explique le spécialiste. On passe d’un rythme veille/sommeil assez naturel où l’on se lève et on se couche selon notre envie, à un autre contraint par des horaires spécifiques.», explique le chronobiologiste Damien Davenne.

La manière dont on le gère le stress accentuera ou non notre état de fatigue. «Lors de la rentrée, on se retrouve forcément face à une charge de travail plus intense. Vouloir tout traiter, mails et dossiers urgents dès le premier jour est un mauvais réflexe», souligne le Dr Sylvie Royant-Parola,. «Cette pression peut aller jusqu’à faire naître de l’insomnie et ainsi une somnolence diurne», prévient Damien Davenne.

Reprendre une routine quotidienne

Excepté dans de rares cas, la fatigue post-rentrée est passagère. D’après les spécialistes cités ici, la plupart du temps, tout rentre dans l’ordre au bout d’une quinzaine de jours. À une condition: il faut adopter une bonne hygiène de sommeil (des horaires de coucher et lever réguliers, même le week-end), une activité physique quotidienne (idéalement le matin pour bénéficier des bienfaits de la lumière), une alimentation équilibrée dépourvue d’excitants en soirée comme l’alcool et le café, et un bannissement des écrans au moins une heure avant le coucher. En revanche, alerte le chronobiologiste Damien Davenne, si cet épuisement persiste, il peut être judicieux d’en discuter avec un professionnel de santé. «Les dépressions saisonnières sont de plus en plus fréquentes à l’automne», conclut-il.

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