Pour perdre du poids, une nouvelle méthode existe: la neurodiététique

la neurodiététique pour perdre du poids

La neurodiététique est la science du cerveau pour mieux manger avec pour objectifs de rester en bonne santé, de se sentir heureux, d’avoir un esprit vif et, surtout, de garder la ligne. Dans les faits, il s’agit d’envoyer différentes informations à son cerveau en mangeant pour que celui-ci modifie les signaux à interpréter afin de garder la ligne.

Mélanger les couleurs de vos aliments

La coloration des aliments traduit la présence de végétaux aux pigments antioxydants. Essentiel pour la gestion du poids aussi car ces couleurs font du plat un tableau que l’œil se plaît à contempler avant que la fourchette n’entre en action. Or, les études ont montré que cet « arrêt sur image » active le système de récompense dans le cerveau qui alors associe la consommation de fruits et légumes colorés à des stimuli positifs et en redemande. De plus, d’abord « manger des yeux » a un effet rassasiant qui incite à se sustenter en gastronome: avec plaisir et parcimonie.

De manière concrète, pour transformer le « régime blanc/jaune » typiquement occidental (pâtes, pain, viande, laitage) en bienfait chromatique sans user de sauces ou colorants industriels, il suffit de miser au moins sur 3 couleurs naturelles différentes:

– en variant les légumineuses: lentilles vertes ou corail, haricots rouges ou pois chiches…
– en ajoutant des touches colorées à une simple escalope de dinde ou filet de poisson/riz: tomates cerises rôties, lamelles de poivrons verts, râpé de betterave, dès de carotte, oignon rouge, ail noir, épices orangées (curry, cumin, curcuma), herbes aromatiques, etc.
– en se régalant hors saison de légumes et fruits colorés surgelés.

L’importance du contenant dans la neurodiététique

Les études en neurosciences sont formelles : le cerveau peinant à évaluer les quantités, il se fie à l’occupation optimale de l’assiette. Résultat, plus celle-ci est grande, plus on la remplit et on avale de calories inutiles et ceci jusqu’à 30% de plus que dans une assiette de taille inférieure. D’autant plus aisément que nous avons été élevés dans l’injonction de finir notre assiette et que celles d’aujourd’hui sont de grandes tailles.

Comment faire? La solution est assez simple car il suffit de leurrer le cerveau en jouant sur l’effet optique:

– jouer sur les contrastes : gâteau au chocolat noir dans une assiette blanche ; pâtes carbonara dans une assiette colorée. Quand la teinte du contenu diffère franchement de celle contenant, il occupe plus de place et on en réduit spontanément les proportions.
– se servir dans des assiettes à dessert ou ressortir les assiettes de nos grands-mères qui ne faisaient que 20-22cm. Peu à peu le cerveau se réhabituera à cette norme de portion.
– soigner le dressage des grandes assiettes pour accentuer l’impression de remplissage: couper la viande en biais, réaliser des formes allongées avec la purée, des lignes de sauce sur et entre les aliments, parsemer d’herbes ou d’épice le bord d’assiette.

De l’intérêt de prendre le temps de manger

On sait qu’il faut environ 20 minutes au cerveau pour envoyer le signal de satiété qui nous déclare repus. D’où l’intérêt de bien mastiquer les aliments : les études montrent que prendre ainsi le temps de les réduire en bouillie est corrélé à une perte de poids en limitant en moyenne de 12% la quantité ingérée tout en étant rassasié. De plus, on constate moins de ballonnements, de risque de fausse route et plus de plaisir gustatif !

Pour faciliter la mastication, il faut qu’il y ait de la matière à se mettre sous la dent. Dans tous les cas, il convient de :

– se concentrer sur « l’action de manger » en s’attablant au calme, sans surfer en parallèle sur le Net ni faire des mots croisés;

– boire régulièrement une gorgée d’eau pour faciliter la mastication ;
– multiplier par 2 (ou plus) le temps de mastication habituel d’une bouchée pour arriver peu à peu à 10-15 mastications ;
– poser les couverts le temps d’avaler la bouchée pour ne pas être tenté de hâter le mouvement ;
– compter mentalement jusqu’à 5 avant de prendre une autre bouchée.

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