L’emblématique fabricant français de verres en verre trempé vient d’échapper à la disparition. Après cinq procédures collectives en deux décennies, l’entreprise du Loiret renaît sous une nouvelle direction avec un plan de transformation ambitieux à la clé.
Une reprise stratégique orchestrée par des acteurs engagés
Le tribunal de commerce a tranché en faveur du projet porté par Cédric Meston, accompagné du soutien financier de l’entrepreneur Xavier Niel. Cette décision marque un tournant décisif pour l’usine historique de La Chapelle-Saint-Mesmin.
L’État et la région ont conjugué leurs efforts pour garantir la pérennité de ce fleuron industriel français. Plus de 70 % des contrats à durée indéterminée ont été maintenus, témoignant d’une volonté affirmée de préserver les compétences locales.
Un engagement social fort envers les salariés
Sur les 220 postes initiaux, 155 collaborateurs ont été conservés dans le cadre de ce plan de sauvetage. La nouvelle équipe dirigeante a pris des engagements clairs : aucun licenciement économique pendant deux ans et un accompagnement personnalisé pour les employés non réintégrés.
Silham El Kasmi aux commandes de la transformation
Nommée directrice générale, Silham El Kasmi hérite d’une mission délicate : réajuster l’appareil productif aux réalités du marché. Son mandat s’articule autour d’une adaptation fine entre capacités de production et demandes commerciales.
Cette responsabilité s’inscrit dans une vision globale de redressement économique et de modernisation industrielle.
La transition énergétique au cœur du projet industriel
Les coûts énergétiques représentaient jusqu’alors un cinquième du chiffre d’affaires de Duralex, plombant dangereusement sa rentabilité. Un investissement colossal de 16 millions d’euros a été programmé pour basculer vers une alimentation électrique des installations.
Une empreinte écologique revue à la baisse
La modernisation des équipements vise une réduction significative des émissions polluantes. Des panneaux solaires seront installés et l’utilisation de matériaux recyclés sera intensifiée dans le processus de fabrication.
Cette démarche environnementale répond aux attentes croissantes des consommateurs en matière de production responsable.
Cap sur l’innovation pour conquérir de nouveaux publics
Dès 2027, de nouvelles collections feront leur apparition dans les rayons. L’objectif : séduire une clientèle plus jeune sans renier l’ADN historique de la marque.
Les lignes de production seront rénovées pour s’adapter aux tendances esthétiques actuelles. Cette diversification s’accompagnera d’un maintien absolu de la fabrication 100 % française, argument commercial majeur face à la concurrence internationale.
Tradition et modernité au service d’un renouveau
Le défi consiste à préserver l’identité reconnaissable de Duralex tout en rafraîchissant son image. Cette stratégie hybride doit permettre de fidéliser les générations historiques d’utilisateurs tout en attirant un public renouvelé.
La gamme élargie s’accompagnera d’un discours commercial valorisant le savoir-faire hexagonal et l’engagement écologique de l’entreprise.



